Skip to main content

Réservé aux professionnels de santé en France

Une femme et deux petites filles sont assises ensemble autour d'une table, dessinant avec des crayons de couleur.

L'étude DiagDT1 en chiffres1

Quelques chiffres marquants :

  • 1 personne sur 2 diagnostiquée en situation d’urgence
  • 57% des patients et 74% des proches ont souffert d’anxiété ou de dépression après le diagnostic
  • Seulement 16% des patients se sont vu proposer un accompagnement psychologique, alors que 84% de ceux qui en ont bénéficié l’ont jugé utile

Dépistage

DT1

Infographie Étude DiagDT1

Vous voulez aller plus loin ? Téléchargez l'infographie et accédez à l'ensemble des résultats de l'étude.

Dépistage du diabète de type 1 préclinique : une opportunité de transformation

Le dosage des auto-anticorps permet d'identifier les stades précliniques du DT1, notamment chez les apparentés de personnes vivant avec un diabète type 1. L'étude DiagDT1 révèle une forte attente d'information sur cette possibilité, mais aussi des perceptions nuancées quant à son impact.1,2

Un besoin d‘information partagé1

  • 92 % des participants estiment qu'il est important d'informer sur l'existence d'un test de dépistage diabète type 1
  • 96 % des répondants seraient prêts à en parler à leurs proches potentiellement concernés

Dépistage DT1 préclinique : une décision personnelle éclairée

Dans la majorité des cas — environ 95% — l'absence de détection d'auto-anticorps apporte un soulagement aux familles.2

Lorsqu'on lui a proposé (le test du dépistage), elle nous a dit que ça l'avait soulagée parce que pour elle, elle était persuadée qu'elle allait l'avoir vu que ses deux frères et sa mère l'avaient. Voilà donc c'est plutôt finalement les résultats négatifs qui ont été un vrai soulagement pour elle.

Christiane

56 ans, mère de deux enfants de 15 et 19 ans

Pour les 5% de cas positifs, le dépistage permettrait une préparation progressive et un accompagnement adapté, évitant le traumatisme de l'urgence de l'acidocétose. Toutefois, ce suivi d'une maladie préclinique à progression variable peut engendrer une anxiété chez certaines personnes dépistées et leur famille.

Cette balance entre bénéfices et incertitudes se reflète dans les témoignages de l’étude DiagDT1 qui montrent une diversité de positions : certains souhaitent savoir, d'autres préfèrent se protéger d'une potentielle mauvaise nouvelle. Si le choix relève d'une décision personnelle, l'accès à l'information apparaît comme un besoin partagé.

  • 35 % des patients et 37 % des proches pensent qu'un diagnostic précoce aurait modifié leur vécu avec la maladie
  • Les bénéfices évoqués : meilleure préparation psychologique, évitement du contexte d'urgence, compréhension progressive des traitements1

Andréa, diagnostiquée en acidocétose sévère à l’âge de 21 ans, témoigne dans ce podcast de l'apaisement apporté par le dépistage de ses filles : 

Cette épée de Damoclès, ça existe depuis que mes enfants sont nés. [...] Ça (le dépistage) m'a enlevé cette épée de Damoclès parce que je sais que, normalement, leur risque est quasi zéro de développer un diabète de type 1.

Arnaud Bubeck du DiabèteLAB rappelle :

Le message qu'on donne, en général, c'est de ne pas rester seul face à la maladie. Tournez-vous vers des associations qui peuvent vous accompagner. N'hésitez pas à faire appel à des professionnels de santé mentale.

MAT-FR-2601936-05/26

L’impact psychologique du diagnostic du DT1 : un enjeu pour les familles1

Au-delà du choc émotionnel initial, les besoins d'accompagnement psychologique restent largement insatisfaits. Arnaud Bubeck, souligne :

Plus de la moitié de ceux qui vivent avec un diabète de type 1 expérimentent à posteriori qu'ils auraient eu besoin d'un accompagnement psychologique au moment du diagnostic. Ce chiffre monte à plus de 75 % pour les proches.

Au-delà du soutien psychologique, le besoin de pair-aidance est tout aussi fort : 73% des patients et 88% des proches estiment qu'un accompagnement par des patients experts aurait pu les aider dans l'année suivant le diagnostic.

Dans cette vidéo, Flavie Flamant anime un échange avec Arnaud Bubeck et Barthélémy Bourdon (psychologue social), sur l'impact psychologique du diagnostic, l'importance des mots choisis lors de l'annonce et les pistes pour mieux accompagner ce moment.

Diagnostic du DT1 : impact psychologique et accompagnement

Vers une prise en charge globale du patient1

Vivre avec un DT1, c'est prendre de nombreuses décisions chaque jour, porter une charge mentale considérable et être à la fois patient et soignant. En tant que professionnel de santé, intégrer la dimension psychosociale à votre pratique peut faire une réelle différence.

Dans cette vidéo, Léonore Marchand, présidente de l'association Type One Family, rappelle :

Aujourd'hui, la philosophie de soins est centrée sur la pathologie. Il faudrait qu'elle soit centrée sur le patient, sur son bien-être global, qui repose à la fois sur sa santé physique et sa santé mentale.

L'importance d'une approche centrée sur le patient

Espoir et résilience : ce que les patients auraient aimé entendre

Dans cette vidéo, des patients partagent ce qu'ils auraient aimé entendre au moment de leur diagnostic. Marc, Alexia, Thomas et Françoise témoignent de leur vécu et des mots qui auraient pu les aider à mieux traverser cette étape.

Ils témoignent des mots qu’ils auraient aimé entendre :

Tu es un être humain et tu vis, et pas forcément tu es un patient.

Thomas

Le diabète va être un compagnon encombrant [...] mais ça ne t'empêchera pas d'atteindre les objectifs que tu veux.

Françoise

Aie confiance en toi et ça va aller.

Alexia

Témoignages patients

Ce que vous pouvez retenir pour votre pratique : l'annonce du DT1 marque durablement le parcours des patients et de leurs proches. Le dépistage précoce représenterait une opportunité de transformer cette étape en un parcours mieux préparé.

En tant que professionnel de santé, vous jouez un rôle clé dans cette transformation : informer sur le dépistage, orienter vers un accompagnement psychosocial et intégrer les proches dans la prise en charge.

Références
  1. Bubeck A, et al. Étude mixte sur l’impact du diagnostic de diabète de type 1 sur la qualité de vie et la santé mentale. Med Mal Metab. 2026
  2. Mallone R et al. Dépistage et prise en charge du diabète de type 1 préclinique, stade 1–2.Prise de position d’experts français. Med Mal Metab 2024

MAT-FR-2601638-09/26