
Indication1
SUVREZA® est une association à dose fixe indiquée en complément du régime alimentaire pour le traitement de l’hypercholestérolémie primaire (familiale hétérozygote et non familiale) ou de l’hypercholestérolémie familiale homozygote chez les patients adultes :
- qui ne sont pas contrôlés de manière adéquate par une statine seule à dose maximale tolérée* ;
- qui sont contrôlés de manière adéquate par la rosuvastatine et l’ézétimibe administrés simultanément aux mêmes doses que dans l’association fixe, mais sous forme de produits distincts.
*Non remboursé chez les patients atteints d’hypercholestérolémie familiale homozygote (avis de Commission de transparence du 18 octobre 2023).
Médicament soumis à prescription. Liste I.
Remb. Sec. Soc : 65 % agréé Collect.
Recommandations ESC/EAS 20192
- Il est recommandé de prescrire une statine de haute intensité jusqu’à la dose maximale tolérée pour atteindre les objectifs fixés pour le niveau de risque spécifique (recommandation de classe I, niveau A).
- Si les objectifs ne sont pas atteints avec la dose maximale tolérée d’une statine, l’association avec l’ézétimibe est recommandée (recommandation de classe I, niveau B).
|
TRAITEMENT |
RÉDUCTION MOYENNE |
|---|---|
| Statine d’intensité modérée | ≈ 30 % |
| Statine de haute intensité | ≈ 50 % |
| Statine de haute intensité + ézétimibe | ≈ 65 % |
| Inhibiteur PCSK9 | ≈ 60 % |
| Inhibiteur PCSK9 + statine de haute intensité | ≈ 75 % |
| Inhibiteur PCSK9 + statine de haute intensité + ézétimibe | ≈ 85 % |
| ÉVALUATION DES RISQUES | HAUT RISQUE | TRÈS HAUT RISQUE | ||
| Historique cardiovasculaire | MCVAS (clinique/imagerie) | |||
| Diabète |
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| ||
| Fonction rénale | eGFR 30-59 mL/min/1,73 m2 |
eGFR < 30 mL/min/1,73 m2 | ||
| Facteur hérité | HF sans autres facteurs de risque majeur | HF & MCVAS ou autre facteur de risque majeur | ||
| Facteurs de risque isolés |
| |||
| SCORE Risque CV fatal sur 10 ans | ≥ 5 % et < 10 % | ≥ 10 % | ||
| ⬇ | ⬇ | |||
| 1ère cible | LDL-C | < 70 mg/dL ET ≥ 50 % réduction* | < 40 mg/dL ÉVÉNEMENT RÉCURRENT** | < 55 mg/dL ET ≥ 50 % réduction* |
| Intervention | 1. Changement de mode de vie 2. Initier statine de haute intensité 3. Ajouter ÉZÉTIMIBE |
1. Changement de mode de vie Les taux de lipides doivent être | ||
* Par rapport à la valeur non-traitée.
** MCVAS avec 2e événement vasculaire < 2 ans.
*** En France, les inhibiteurs de PCSK9 sont remboursés uniquement chez les patients dont le taux de LDL-c est ≥ 0,7 g/L.
CT : cholestérol ; CV : cardiovasculaire ; DT1/2 : diabète de type 1/2 ;
eGFR : estimated glomerular filtration rate (en France on parle de DFG [débit de filtration glomérulaire]) ; HF : hypercholestérolémie familiale ; LDL-c : cholestérol à lipoprotéines de basse densité ; MCVAS : maladie cardiovasculaire athéroscléreuse ; PA : pression artérielle ; SCA : syndrome coronarien aigu.
Position paper ESC 20203
NON-OBSERVANCE
Un facteur de risque accru d’événements cardiovasculaires et de mortalité
Des facteurs de risques identifiés
| Causes | Stratégie suggérée pour améliorer l’observance |
|---|---|
| Complexité du traitement, patients polymédicamentés | Recourir à une pilule unique |
| Fréquence et durée du traitement | |
| Modifications fréquentes du traitement | |
| Coût du traitement | |
| Autres facteurs associés à la thérapie | |
| Le patient a entendu parlé des effets indésirables possibles | Améliorer les connaissances du patient et la relation médecin-patient |
| Mauvaise perception du patient | Accroître la disponibilité de l’aide médicale |
| Manque de bénéfice du traitement OU d’effets bénéfiques immédiats | |
| Manque d’accès aux soins OU au traitement | |
| Faible qualité de la relation avec le médecin | |
| Troubles psychologiques OU cognitifs | Rôle du soignant |
| Suivi du patient post sortie de l’hôpital inadéquat | Mettre en place un plan de prise en charge |
| Effets indésirables documentés des statines | Modifier la thérapeutique |
Etude ADD ON1,4
Conception de l’étude
Étude de phase III multicentrique, multinationale,randomisée, en double aveugle,double placebo,à bras parallèles, contrôlée avec un comparateur actif.
Population de l’étude
452 patients ayant l’hypercholestérolémie primaire, à haut ou très haut risque cardiovasculaire, et qui ne sont pas contrôlés de manière adéquate par une dose quotidienne stable de 10 mg ou 20 mg de rosuvastatine ou de statine équipotente, sans autre traitement hypolipémiant.
Design de l’étude
Randomisations pendant la phase de traitement en double aveugle de 6 semaines.
Patients à Haut Risque Cardiovasculaire (HR)
|
Patients initialement traités par rosuvastatine 10 mg (n = 208) | → |
R10/E10 |
|
→ |
R20 |
Patients à Très Haut Risque CV (THR)
| Patients initialement traités par rosuvastatine 20 mg (n = 244) | → |
R20/E10 |
| → |
R40/E10* | |
| → |
R40 |
Critère principal d’évaluation
Variation en pourcentage du taux de cholestérol LDL (LDL-c) entre l'inclusion dans l'étude et le suivi à 6 semaines. L'analyse a été faite en intention-de-traiter modifiée (mITT).
Efficacité
Patients à Haut Risque (HR)

| Taux de LDL-c moyen à l’inclusion : • Groupe R20 : 3,121 mmol/L • Groupe R10/E10 : 3,197 mmol/L |
Variation moyenne des MC du taux de LDL-c entre l’entrée dans l’étude et la semaine 6 :
-
-27,02 % pour le groupe R10/E10
-
-21,82 % pour le groupe R20
La supériorité statistique de R10/E10 versus R20 n’a pas pu être démontrée (différence moyenne des MC de -5,20 % [p = 0,306]).
Après exclusion des données relatives à un participant présentant des résultats aberrants dans le bras R10/E10, la différence de la variation en pourcentage du taux de LDL-c entre les deux bras était statistiquement significative dans la strate HR (différence moyenne des MC : R10/E10 versus R20 : -8,84 % [p = 0,026]).
Patients à Très Haut Risque (THR)

| Taux de LDL-c moyen à l’inclusion : • Groupe R40 : 2,447 mmol/L • Groupe R40/E10* : 2,419 mmol/L • Groupe R20/E10 : 2,613 mmol/L |
* Spécialité non commercialisée en France.
Variation moyenne des MC du taux de LDL-c entre l’entrée dans l’étude et la semaine 6 :
-
-34,28 % pour le groupe R40/E10*
-
-26,90 % pour le groupe R20/E10
-
-14,62 % pour le groupe R40
La supériorité de l’association à dose fixe (R40/E10* ou R20/E10) sur R40 a été démontrée avec des différences moyennes des MC de -19,66 % [p < 0,001] et -12,28 % [p = 0,015], respectivement.
Tolérance
Survenue d’évènements indésirables durant la période de traitement (en double aveugle)
| n (%) | THR | HR | |||
| R40/E10* N = 79 | R20/E10, N = 82 | R40, N=83 | R10/E10, N=104 | R20, N = 104 | |
|
Tout événement indésirable | 15 (19,0) | 15 (18,3) | 9 (10,8) | 16 (15,4) | 21 ( 20,2) |
|
Tout événement indésirable grave | 0 (0) | 1 (1,2) | 0 (0) | 0 (0) | 2 (1,9) |
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Tout événement indésirable présentant un intérêt particulier | 2 (2,5) | 1 (1,2) | 2 (2,4) | 1 (1,0) | 1 (1,0) |
|
Tout événement indésirable lié au candidat médicament | 3 (3,8) | 2 (2,4) | 3 (3,6) | 7 (6,7) | 6 (5,8) |
|
Tout événement indésirable entraînant la mort | 0 (0) | 0 (0) | 0 (0) | 0 (0) | 1 (1,0) |
|
Tout événement indésirable entraînant un arrêt prématuré du candidat médicament | 3 (3,8) | 2 (2,4) | 0 (0) | 0 (0) | 2 (1,9) |
E10 : ézétimibe 10 mg ; HR : haut risque ; n : nombre de participants ; R10 : rosuvastatine 10 mg ; R20 : rosuvastatine 20 mg ; R40 : rosuvastatine 40 mg ; THR : très haut risque.
Un événement indésirable à l’origine d’un décès (sans lien avec le médicament à l'étude) a été signalé dans le groupe R20 (embolie pulmonaire survenue après une fracture du fémur).
Dans l'ensemble, les événements indésirables liés au traitement étaient principalement gastro-intestinaux, ressentis par 1 participant (1,2 %) dans le groupe R20/E10, 2 participants (2,4 %) dans le groupe R40, et 5 participants (4,8 %) dans chacun des groupes R10/E10 et R20. L'événement indésirable gastro-intestinal le plus fréquent lié au traitement était la dyspepsie, survenue chez 1 participant (1,2 %) dans le groupe R20/E10 et chez 4 participants (3,8 %) dans le groupe R10/E10. Aucune anomalie cliniquement significative n'a été observée dans les analyses biologiques ou dans les paramètres vitaux.
Les résultats de tolérance observés chez les patients traités avec les trois dosages** de SUVREZA® étaient conformes aux profils de sécurité connus de la rosuvastatine et de l’ézétimibe.
* Spécialité non commercialisée en France.
** 2 dosages commercialisés en France.
CV : cardiovasculaire ; LDL-c : cholestérol à lipoprotéines de basse densité ; MC : moindres carrés ; HR : haut risque ; THR : très haut risque.
Deux mécanismes d’action complémentaires1,5

Apo B : apolipoprotéine B ; Apo A-I : apolipoprotéine A-I ; CT : cholestérol total ; HDL-c : cholestérol à lipoprotéines de haute densité ; HMG-CoA : hydroxyméthylglutaryl-coenzyme A ; HMG-CoA réductase : 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-CoA réductase ; LDL-c : cholestérol à lipoprotéines de basse densité ; non-HDL-c : cholestérol non à lipoprotéines de haute densité ; TG : triglycérides ; VLDL-c : cholestérol à lipoprotéines de très basse densité ; VLDL-TG : triglycérides à lipoprotéines très basse densité.
Une simplicité d’utilisation

1 comprimé

1 fois par jour

À tout moment de la journée avec ou sans nourriture*

Avec un verre d’eau

Comprimé rond et petit : facile à avaler
De plus, SUVREZA® est disponible en 2 dosages de 10/10 ou 20/10 mg de rosuvastatine/ézétimibe, en boîtes de 30 comprimés ou en boîtes de 90 comprimés pour répondre aux besoins individuels des patients.1
Le patient doit être sous un régime alimentaire hypolipidémiant adapté et poursuivre ce régime pendant le traitement par SUVREZA®.1
* SUVREZA® doit être pris au moins 2 heures avant, ou au moins 4 heures après l’administration d’un chélateur des acides biliaires.1
Données de sécurité
Écarter toutes les contre-indications
-
Hypersensibilité à la/aux substance(s) active(s) ou à l’un des excipients ;
-
Grossesse, allaitement et femmes en âge de procréer n’utilisant pas de mesures contraceptives appropriées ;
-
Affection hépatique active, ou élévations persistantes et non expliquées des taux de transaminases sériques, ou toute élévation des taux de transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN) ;
-
Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ;
-
Myopathie ;
-
Patients recevant de la ciclosporine, ou une association de sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprevir ou une association de lédipasvir/ sofosbuvir de façon concomitante.
En raison de la présence de lactose, les patients présentant une intolérance au galactose, déficit en lactase ou syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
SUVREZA® n’est pas recommandé / est déconseillé
-
Enfant et adolescent de moins de 18 ans ;
-
Insuffisance hépatique modérée ou sévère ;
-
Précaution chez les patients consommant des quantités excessives d’alcool et/ou ayant des antécédents d’affection hépatique ;
-
Traiter la maladie sous-jacente avant l’initiation du traitement en cas d’hypercholestérolémie secondaire causée par une hypothyroïdie ou un syndrome néphrotique.
En raison du risque hépatique
Réaliser un test de la fonction hépatique : Ne pas instaurer le traitement si élévation des taux de transaminases sériques dépassant 3 fois LSN.
En raison du risque musculo-squelettique
Ne pas utiliser SUVREZA® en cas d’affection aiguë grave suggérant une myopathie ou prédisposant au développement d’une insuffisance rénale secondaire à une rhabdomyolyse (par ex. sepsis, hypotension, intervention chirurgicale majeure, traumatisme, troubles métaboliques, endocriniens et électrolytiques sévères, ou crises convulsives non contrôlées).
Prudence en cas de facteurs de prédisposition au développement d’une myopathie/rhabdomyolyse tels que :
-
Insuffisance rénale ;
-
Hypothyroïdie ;
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Antécédents personnels ou familiaux de troubles musculaires héréditaires ;
-
Antécédents de toxicité musculaire avec un autre inhibiteur de l’HMG-CoA réductase ou avec un fibrate ;
-
Alcoolisme ;
-
Age > 70 ans ;
-
Situations dans lesquelles une augmentation des taux plasmatiques peut se produire ;
-
Utilisation concomitante de fibrates.
Chez ces patients :
-
évaluer le Bénéfice éventuel / Risque lié au traitement ;
-
la dose initiale recommandée est de 5 mg de rosuvastatine. L’association à dose fixe ne convient pas à un traitement initial. Les substances actives doivent être utilisées individuellement pour initier le traitement ou pour modifier la posologie.
Mesurer la créatine kinase : ne pas instaurer le traitement si les taux initiaux de CK sont > 5 fois LSN.
Ne pas mesurer la créatine kinase (CK) à la suite d’exercices physiques intenses ou en présence d’une autre cause plausible d’augmentation de la CK, qui pourraient fausser l’interprétation des résultats. Si les taux initiaux de CK sont significativement élevés (> 5 fois LSN), réaliser un test de confirmation dans les 5 à 7 jours. Si ce second test confirme un taux initial de CK > 5 fois LSN, ne pas instaurer le traitement.
En raison du risque musculo-squelettique
Informer les patients du risque de myopathie et qu’ils doivent signaler immédiatement toute douleur, faiblesse ou crampes musculaires inexpliquées, en particulier si elles s’accompagnent d’un malaise ou de fièvre.
Mettre en place une surveillance clinique.
Mesurer la créatine kinase :
- Chez les patients asymptomatiques : la surveillance de routine des taux de CK n’est pas justifiée.
- Chez les patients à risque et les patients présentant une douleur, faiblesse ou crampes musculaires inexpliquée :
- mesurer les taux de CK
→ interrompre le traitement si les taux de CK sont > 5 fois LSN ou si les symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne (même si les taux de CK sont ≤ 5 fois LSN) ;
- si les symptômes disparaissent et que les taux de CK reviennent à la normale, envisager de réintroduire la rosuvastatine ou un autre inhibiteur de l’HMG-CoA réductase à la dose la plus faible, en surveillant étroitement le patient.
En raison du risque hépatique
Faire réaliser un test de la fonction hépatique 3 mois après le début du traitement.
En raison du risque diabétique
Surveillance clinique et biochimique des patients à risque (glycémie à jeun comprise entre 5,6 et 6,9 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, taux élevés de triglycérides, hypertension), conformément aux recommandations nationales.
En raison du risque de réactions cutanées sévères (syndrome de Stevens-Johnson [SSJ] et syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques [DRESS])
Informer le patient des signes et symptômes, puis le surveiller étroitement.
Prendre en compte les populations particulières
- Augmentation de l’exposition à la rosuvastatine
Des études de pharmacocinétique montrent une augmentation de l’exposition à la rosuvastatine chez les sujets asiatiques par rapport aux sujets caucasiens.
De plus, certains types spécifiques de polymorphismes génétiques sont connus pour augmenter l’exposition à la rosuvastatine.
- Sujet âgé de plus de 70 ans
Une dose initiale de 5 mg de rosuvastatine est recommandée chez ces patients. L’association à dose fixe ne convient pas à un traitement initial. Les substances actives doivent être utilisées individuellement pour initier le traitement ou pour modifier la posologie.
Prendre en compte le risque d’interaction médicamenteuse1
-
Ciclosporine
-
Acide fusidique
SUVREZA® ne doit pas être co-administré avec des formes systémiques d’acide fusidique ni dans les 7 jours suivant l’arrêt d’un traitement par acide fusidique.
Chez les patients pour lesquels l’utilisation d’acide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par acide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (incluant des cas fatals) ont été rapportés chez des patients recevant une association d’acide fusidique et de statines.
Le traitement par statine peut être réinstauré 7 jours après la dernière dose d’acide fusidique.
Dans des circonstances exceptionnelles, où une utilisation prolongée d’acide fusidique systémique est nécessaire, par ex. pour le traitement d’infections sévères, la nécessité d’une co-administration de SUVREZA® et d’acide fusidique ne doit être envisagée qu’au cas par cas et sous étroite surveillance médicale.
-
Association de sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprevir
Risque accru de myopathie, y compris de rhabdomyolyse. -
Association de lédipasvir/sofosbuvir
Risque accru de myopathie, y compris de rhabdomyolyse.
-
Fibrates et autres agents hypolipémiants
Risque de lithiase biliaire et d’affection de la vésicule biliaire. En cas de suspicion de lithiase biliaire, procéder à des examens de la vésicule biliaire et interrompre le traitement (lié à la présence d’ézétimibe).
-
Le gemfibrozil, le fénofibrate, d’autres fibrates et des doses hypolipidémiantes (≥ 1 g/jour) de niacine (acide nicotinique) augmentent le risque de myopathie lorsqu’ils sont administrés en association avec des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase.
-
Inhibiteur de protéase et inhibiteurs des transporteurs protéiques
Augmentation du risque de myopathie : envisager l’utilisation d’autres médicaments, si nécessaire, envisager l’interruption temporaire du traitement par SUVREZA®. Si co-administration inévitable, évaluer attentivement le B/R et ajuster la posologie de la rosuvastatine en fonction de l’augmentation attendue de l’exposition.
-
AVK, anticoagulants
Surveillance de l’INR nécessaire.
-
Chélateurs des acides biliaires
SUVREZA® doit être pris au moins 2 heures avant, ou au moins 4 heures après, l’administration d’un chélateur des acides biliaires.
-
Contraceptifs
L’utilisation concomitante de rosuvastatine et d’un contraceptif oral a entraîné une augmentation de l’ASC de l’éthinylestradiol et du norgestrel de 26 % et 34 % respectivement. À prendre en compte lors de la sélection des doses de contraceptif oral.
Pour plus d’information sur les interactions nécessitant des ajustements de la posologie de la rosuvastatine, consultez le Résumé des Caractéristiques du Produit.
| Effets indésirables | Conduite à tenir |
|---|---|
|
Effets musculo-squelettiques :
|
Interrompre le traitement si taux de CK > 5 fois LSN.
Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie préexistante ou une myasthénie oculaire. SUVREZA® doit être arrêté en cas d’aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée. |
|
Autres effets musculo-squelettiques : | |
| Effets hépatiques Élévation des transaminases (fréquent) ; ictère, hépatite (très rare) ; cholécystite (fréquence indéterminée). | Interrompre ou réduire la dose de rosuvastatine si le taux de transaminases sériques est supérieur à 3 fois la LSN. |
| Diabète sucré (fréquent) La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risque (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/L, IMC > 30 kg/m2, taux élevés de triglycérides, antécédents d’hypertension). | Pondérer le risque de développer un diabète par la réduction du risque vasculaire avec les statines. Le risque ne doit pas constituer une raison d’arrêter le traitement par statine. |
| Cas exceptionnels de Pneumopathie interstitielle (tableau clinique comprenant : dyspnée, toux non productive, altération de l’état général) en particulier lors de traitement à long terme. | Suspendre le traitement par statine en cas de suspicion. |
|
Affection de la peau et du tissu sous-cutané
|
Interrompre immédiatement le traitement si signes et symptômes évocateurs, et envisager un traitement alternatif. |
| Hypersensibilité, angioedème (rare). | |
| Autres effets indésirables fréquents : Céphalées, sensations vertigineuses ; Asthénie, fatigue ; Constipation, nausée, douleur abdominale, diarrhée, flatulence. | |
| Une protéinurie détectée par bandelettes urinaires et principalement d’origine tubulaire, a été observée chez des patients traités par des doses élevées de rosuvastatine, en particulier avec la dose de 40 mg ; elle était transitoire ou intermittente dans la plupart des cas. La protéinurie ne s’est pas avérée prédictive d’une affection rénale aiguë ou évolutive. |
Pour une information complète sur les effets indésirables peu fréquents ou rares, consultez le Résumé des Caractéristiques du Produit
Pour une information complète, consultez le Résumé des Caractéristiques du Produit.
Déclarez immédiatement tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament à votre Centre régional de pharmacovigilance (CRPV) ou sur https://signalement.social-sante.gouv.fr/
Ressources
Mentions légales du produit
Références bibliographiques
- Résumé des Caractéristiques du Produit SUVREZA®.
- Mach F, et al. 2019 ESC/EAS. Guidelines for the management of dyslipidaemias: lipid modification to reduce cardiovascular risk. European Heart Journal. 2020. 41(1):111-88. 178 supplementary data.
- Drexel H, et al. An expert opinion paper on statin adherence and implementation of new lipid-lowering medications by the ESCWorking Group on Cardiovascular Pharmacotherapy: Barriers to be overcome. Eur Heart J Cardiovasc Pharmacother. 2020;6(2):115-21.
- Catapano A, et al. A Phase 3 Randomized Controlled Trial to Evaluate Efficacy and Safety of New-Formulation Zenon (Rosuvastatin/ Ezetimibe Fixed-Dose Combination) in Primary Hypercholesterolemia Inadequately Controlled by Statins. J Cardiovasc Pharmacol Ther. 2022;27:10742484221138284.
- Catapano LA. Targeting Two Sources of Cholesterol - An Advanced Treatment Approach to Lipid-lowering Management. Eur Cardiol. 2005;1(1):1-5
25/07/66155738/PM/001 - 250703151224CI - 09/2025