
Quels outils pour évaluer la polypose naso-sinusienne ?
- Article
- Campus Sanofi
- 10 déc. 2025
Réservé aux professionnels de santé en France

Le traitement de la polypose nasosinusienne (PNS) se base sur les plaintes des patients et leur qualité de vie. Afin d’évaluer l’impact de la PNS sur le quotidien des patients souffrant de dysfonctionnements nasosinusiens chroniques (DNC) dont la PNS fait partie, plusieurs questionnaires ont été développés. Depuis 2009, le questionnaire SNOT-22 (SinoNasal Outcome Test, 22 items) mesure l’inconfort lié aux symptômes nasosinusiens et leur retentissement sur la qualité de vie1. Largement utilisé, ce questionnaire agrège de nombreuses données en un score mixte global. Cependant, son utilisation est limitée lorsqu’un seul symptôme domine, notamment l’anosmie/hyposmie, l’odorat ne correspondant qu’à un seul item (item 21). Ainsi, un patient avec une anosmie très invalidante peut avoir un score total bas tout en masquant un retentissement majeur sur sa qualité de vie. Le questionnaire DyNaChron [2] (55 items3), développé par une étude multicentrique française, publié en 2012, permet d’évaluer 6 domaines principaux de DNC1 et leur impact sur la qualité de vie2. À travers ces 3 études, nous vous proposons de découvrir l’impact des symptômes de la PNS sur la qualité de vie des patients et leur prise en charge à l’aide de ces questionnaires.
L’impact de la polypose naso-sinusienne sur le sommeil constitue une dimension clinique encore sous-estimée, alliant des altérations de la qualité subjective du sommeil à des conséquences thérapeutiques délétères pour le patient. Les 3 publications sélectionnées dans cette Gazette mettent en lumière les conséquences de la PNS sur la qualité de vie et du sommeil ainsi que sur l’observance de la ventilation par pression positive continue (PPC) en cas d’apnées obstructives du sommeil associées.

La polypose nasale peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie des patients. Mieux comprendre et faire face à ce défi, c’est ce que le Dr. Vandersteen, chirurgien ORL à l'IUFC (Institut Universitaire de la Face et du Cou) à Nice, explique dans ces 3 vidéos.