- Article
- Source : Campus Sanofi
- 27 avr. 2026
Réduire l'inertie thérapeutique : un enjeu clé dans la prise en charge de la dermatite atopique (DA)

Écoutez le podcast sur l'inertie thérapeutique dans la dermatite atopique, avec le Dr. Marie Bastien, dermatologue libérale et hospitalière à l'hôpital Begin à Saint Mandé et le Dr. Bruno Halioua dermatologue libéral à Paris.
Qu'est-ce que l’inertie thérapeutique ?
L'inertie thérapeutique se définit comme la non-initiation ou la non-intensification d'un traitement pourtant préconisé par les recommandations en vigueur. Elle traduit un écart entre les référentiels scientifiques et la pratique clinique courante, souvent lié à des facteurs contextuels ou au profil du patient1.
89% des patients consultent pour une absence ou un mauvais contrôle de leur dermatite atopique.¹
Quelles sont les principales réactions des dermatologues face à un patient souffrant d’une dermatite atopique non contrôlée ?
Afin de mieux comprendre les facteurs d’inertie thérapeutique dans la prise en charge de la dermatite atopique, 90 dermatologues exerçant en France ont été interrogés : 21 en libéral, 43 en milieu hospitalier et 26 avec une pratique mixte1.
Face à un diagnostic de DA non contrôlée1 :


Quelles sont les causes ?
Les causes de l’inertie thérapeutique s’organisent en quatre grandes catégories identifiées en dermatologie, reflétant des freins liés au patient, au parcours de soins et à l’organisation du système de santé1.
Un constat alarmant : trop de patients souffrent d'une DA non contrôlée malgré les traitements disponibles

Chez les patients atteints de DA modérée à sévère, seuls 56% en bénéficient réellement3.

89% des patients consultent pour une dermatite atopique non contrôlée malgré leur traitement actuel selon les dermatologues français.1

76% des patients traités par une monothérapie topique présentaient une réponse jugée sous-optimale3.
Quelles sont les conséquences pour les patients ?
- Les patients souffrants de DA non contrôlée ont une altération significative de la qualité de vie, avec des troubles du sommeil, des symptômes de dépression, une stigmatisation sociale élevée et une limitation des activités quotidiennes et professionnelles3,4.
- Les impacts physiques, psychologiques et sociaux associés à une DA non contrôlée peuvent s'aggraver avec le temps4.
- Ce fardeau cumulé peut influencer durablement les choix et le parcours de vie des patients, parfois de manière irréversible5.


1. Accélérer le parcours de soin
Une prise en charge dès l'apparition des premiers symptômes, peut freiner le cycle "prurit-grattage".6

2. Faire évoluer la stratégie thérapeutique
La compréhension approfondie des mécanismes inflammatoires impliqués dans la dermatite atopique a permis l'émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ces approches agissent sur le cours de la maladie7.

3. Traiter selon des objectifs thérapeutiques clairs, intégrant le ressenti des patients
- L'utilisation de l'ADCT (Atopic Dermatitis Control Tool), un outil standardisé d'auto-évaluation rapporté par le patient, permet de mesurer simplement le niveau de contrôle de la DA.
Ce questionnaire évalue non seulement les symptômes visibles mais aussi la qualité de vie des patients8,9.

4. Communication patient-médecin et prise de décision partagée
- Écouter activement et questionner pour comprendre l’impact de la maladie sur la qualité de vie, au-delà des symptômes visibles.
- Impliquer le patient dans les décisions thérapeutiques, afin de renforcer l’adhésion et la satisfaction2.
Références
- Halioua et al. Therapeutic inertia in the management of patients with inadequately controlled. 2022 JEADV; letter to editor DOI: 10.1111/jdv.18303
- Halioua et al. Etude de la perception de l'IT chez 150 patients souffrant de DA modérée à sévères en France. 2021. Ann Dermatol Venerol. https://doi.org/10.1016/j.fander.2021.09.294
- Eyerich et al. Real-world clinical, psychosocial and economic burden of atopic dermatitis: Results from a multicountry study. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2024;38:340–353. 2022. DOI: 10.1111/jdv.19500
- De Bruin-Weller et al. The patient-reported disease burden in adults with atopic dermatitis. JEADV 2020, 34, 1026–1036. DOI: 10.1111/jdv.16003
- Von Stülpnagel et al. Mapping risk factor for CLCI in patients with chronic skin diseases. JEADV 2021, 35, 2166–2184. DOI: 10.1111/jdv.17348
- Vakirlis et al. Insight into early systemic treatment in atopic dermatitis. Dermatol Ther (Heidelb) (2024) 14:563–568. https://doi.org/10.1007/s13555-024-01110-6.
- Lommatzsch et al. Roads to remission evolving treatment concepts in type 2 inflammatory diseases. The lancet 2025. https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2024.103050.
- Pariser et al. Evaluating patient perceived control of atopic dermatitis : design, validation, and scoring of the Atopic Dermatitis Control Tool [ADCT).2020; Current Medical Research and Opinion, 36:3, 367-376. DOI: 10.1080/03007995.2019.1699516
- Staumont et al. The Atopic Dermatitis Control Tool: A High-Performance Tool for Optimal Support. Acta Derm Venereol 2021; 101: adv00618. DOI:10.2340/actadv.v101.750
MAT-FR-2503872-06/26
Quelles solutions pour réduire l'inertie thérapeutique ?
Les dermatologues jouent un rôle clé pour accélérer l'accès à un traitement optimal afin d'améliorer la prise en charge des patients et leur permettre de retrouver une meilleure qualité de vie.
Des leviers concrets sont à leur portée :