- Article
- Source : Campus Sanofi
- 28 août 2026
Qu'est-ce que le prurigo nodulaire ?

Points clés
- La physiopathologie du prurigo nodulaire
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Le rôle de la fibrose dans la chronicisation des lésions
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Evaluation du contrôle de la maladie
Quelle est la physiopathologie du prurigo nodulaire ?
Complexité et spécificité du prurigo nodulaire
Le prurigo nodulaire (PN) est une maladie complexe dont l'origine n'est pas encore entièrement comprise. Son développement repose sur un cercle prurit-grattage auto-entretenu et amplifié par une sensibilisation neuronale au prurit2.
Mécanismes physiopathologiques du prurigo nodulaire
De nombreux médiateurs sont impliqués dans la physiopathologie du prurit et du prurigo nodulaire. Parmi ceux-ci, les cytokines de type 2 jouent un rôle moteur pro-inflammatoire. Elles activent aussi directement les neurones sensoriels par l'intermédiaire de la voie non-histaminergique entraînant la transmission du signal de prurit au SNC (système nerveux central)3,4,5,6,7,8,9. De plus, elles sont responsables de la sensibilisation neuronale au prurit, un phénomène par lequel les neurones répondent de manière exagérée à des signaux normaux ou faibles2,10.
Sur le plan histologique et immunologique, le prurigo nodulaire se caractérise par11,12,13,14,15 :
- une hyperkératose (épaississement anormal de la couche cornée de l'épiderme)
- une réduction de la densité des fibres nerveuses dans l'épiderme (parfois en conséquence au grattage)
- une augmentation de la densité des fibres nerveuses dans le derme
- une infiltration de cellules immunitaires dans le derme, telles que :
La physiopathologie illustre une véritable diaphonie neuro-immune-cutanée et 4 phénomènes clés16 :
Réponse inflammatoire de type 2
Prurit
(dysrégulation neuro-immune)
Fibrose
Hyperplasie épidermique avec hyperkératose
Le prurigo nodulaire se caractérise par cette sensibilisation au prurit, c’est-à-dire que le système nerveux a un fonctionnement détourné vers ce prurit et qu’il amplifie, pérennise le prurit. Et puis, il y a les interactions neuro-immunes que l’on voit bien dans les lésions de prurigo, avec une augmentation importante du taux de certains neuromédiateurs (…), et aussi la présence de cytokines Th2 qui sont capables d’activer directement les terminaisons nerveuses de la peau.
Chef de service de dermatologie au CHU de Brest et responsable du centre expert français sur le prurit
Bien que le prurigo nodulaire et la dermatite atopique soient toutes deux des maladies inflammatoires chroniques de type 2, leurs physiopathologies sont bien distinctes.
Quel est le rôle de la fibrose dans le prurigo nodulaire ?
La fibrose du derme est un phénomène central et distinctif du prurigo nodulaire. Elle se manifeste par des fibres de collagène arrangées verticalement dans le derme, témoignant d'un remodelage tissulaire profond.
Ce processus fibrotique est directement alimenté par les cytokines de type 2. Au-delà de leur action pro-inflammatoire, les cytokines de type 2 participent activement à la fibrose dermique, responsable de l’aspect nodulaire des lésions. Ce remodelage tissulaire contribue à pérenniser les lésions, rendant la maladie chronique et difficile à traiter3,4,5,6.
Comment évaluer le contrôle du prurigo nodulaire ?
Afin d’optimiser la prise en charge des patients, il est essentiel d’effectuer un suivi régulier incluant l'utilisation d'outils d'évaluation.
Le PCT permet d'évaluer le contrôle de la maladie et d'ajuster la prise en charge thérapeutique en conséquence. Il s'agit d'un questionnaire adressé au patient, portant sur les signes et les symptômes de sa maladie (démangeaisons et lésions cutanées) ainsi que sur l'impact sur sa qualité de vie, notamment le sommeil. Selon le score obtenu, cet outil permet de guider la prise en charge thérapeutique17. N’hésitez pas à faire le test en 5 questions.
Une prise en charge optimale doit donc cibler les mécanismes clés de la maladie :
- L’inflammation de type 2
- Le prurit
- La fibrose
- L’hyperplasie épidermique avec hyperkératose
Le diagnostic clinique du prurigo nodulaire repose sur l'identification de trois caractéristiques facilement reconnaissables :
- de multiples lésions cutanées papulonodulaires localisées ou généralisées
- un prurit chronique intense depuis 6 semaines ou plus
- les signes de grattage répétés (excoriations, cicatrices, croutes)18 .
Découvrez plus d’explications sur le diagnostic et les symptômes du PN ici.
Le prurigo nodulaire impacte significativement la qualité de vie des patients en affectant :
- le sommeil
- les activités quotidiennes
- le bien-être psychologique19,20,21
Pour en savoir plus sur le fardeau de cette maladie, consultez l’article Vivre avec une maladie qui impacte fortement la qualité de vie
Le prurigo nodulaire est observé dans tous les groupes d’âge. Cependant, il affecte davantage les patients adultes de plus de 50 ans22,23. Pour en savoir plus sur les patients atteints de PN en France, cliquez ici.
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MAT-FR-2601996-07/26